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 "Fort Barbossa"

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Comtesse Rosetta
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MessageSujet: "Fort Barbossa"   Lun 11 Sep - 13:47

FORT BARBOSSA


Chapitre 1


Vous l’avez reconnu, Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs, ce générique claironnant, triomphant qui ne donne qu’une envie, celle de se lever et de participer à l’aventure ? Mais c’est celui de « Fort Barbossa », bien entendu ! Ah, quelle belle émission que celle-ci pour six courageux aventuriers ! Et cette splendide forteresse, avec son chemin de ronde, ses remparts, en plein milieu des Caraïbes ? C’est Port Royal ? Mais non, c’est Fort Barbossa ! Et ce bateau – pardon, navire ! – qui arrive à vive allure ? Le H.M.S. Barbossa ! Et La pièce d’or qui apparaît sur l’écran ? L’une des innombrables pièces du trésor que nos six aventuriers viennent chercher : chercher où ? A Fort Barbossa ! Et notre animateur vedette que l’on voit déjà faire les cent pas sur les remparts, impatient de commencer l’émission ? Hector Barbossa en personne ! Ah si, on le reconnaît à son œil vif, à sa barbe et son accoutrement très, euh, « pirate » avec chapeau assorti et surtout à son signe distinctif : la pomme verte ! Hector Barbossa a beaucoup regardé « Blanche-Neige et les Sept Nains » quand il était petit et il s’est toujours identifié à la vilaine sorcière. Ensuite, il est devenu fan de « Lucky Luke » et il s’est identifié aux Daltons si bien qu’il s’est pris pour un daltonien en même temps donc, quand il veut se déguiser en sorcière, au lieu d’une pomme rouge il en prend une verte ! Comme tout parait simple quand on nous explique !

Ce qui mérite aussi de plus amples informations, c’est le logo de l’émission ! La fameuse pièce du trésor qui apparaît en gros sur l’écran ! Hector Barbossa voulait qu’on mette une tête de mort dessus. D’abord, parce que ça fait pirate, ensuite parce qu’il trouvait que ça faisait genre trésor maudit. L’ennui, c’est que la production n’a pas voulu en entendre parler, elle disait qu’il n’y aurait pas de participants si le trésor était maudit et qu’être maudit n’intéressait pas les gens. Il a voulu alors y mettre son emblème : la pomme verte mais aussi la perle noire. Pourquoi ? Parce que M’sieur Barbossa, il a un yacht de plaisance qui s’appelle « Le Black Pearl », d’abord ! Eh oui, ce bateau à voiles noires avec un équipage de damnés et un Capitaine si méchant que… enfin, vous savez, celui qu’on a vu rôder du côté de la Barbade, à St Barth’ ! D’ailleurs il y avait un gros scandale à ce propos, il parait que le bateau avait été volé à son ancien propriétaire ! Enfin, nous verrons bien. En attendant, ce qui nous intéresse, c’est pourquoi la production n’a pas voulu de ces machins-là sur les pièces du trésor : eh bien, sans raison ! Ou plutôt, si ! Une ! La chaîne a changé de Président au moment de la préparation de l’émission ! Davy Jones, qu’il s’appelle, le nouveau Président ! Personne ne l’a encore jamais vu, il rase les murs comme un crabe pour aller dans son bureau (comme on dirait familièrement, il ne veut pas serrer la pince aux gens, il n’a pas le cœur sur la main, le gars !). Tout ce qu’on sait, c’est qu’il se prend pour le Fantôme de l’Opéra depuis qu’il a fait installer un orgue dans son bureau. Sinon il fait son boulot, il donne des instructions pour les émissions et en fait des instructions ça se dit « ordres » en langage Davy Jones (nous n’irons pas jusqu’à dire qu’il parle couramment la langue ouste, nous ne sommes pas là pour faire son éloge).

Et donc, qu’est-ce qu’il dit, Davy ? Un kraken sur les pièces ! Ben voyons ! Mais il faut dire qu’il y a une émission concurrente qui s’appelle « Fort Bobard » et qui a un lion sur ses pièces alors il fallait bien trouver encore plus gros et encore plus impressionnant ! Hector Barbossa n’a pas eu le choix, va pour le kraken sur les jolies p’tites pièces ! Il n’est pas trop content mais c’est comme ça. Lui, on le paye pour animer l’émission, pas pour donner son avis. D’ailleurs, pour le moment il ne pense plus au kraken mais aux six participants qui vont mettre pied à terre sur Fort Barbossa dans un instant ! En attendant, nous allons vous expliquer les règles du jeu. Ils sont six, ils doivent trouver sept clés en passant des épreuves. Oui, six pour sept clés, c’est très logique, très malin ! Ensuite ce ne sera pas fini, il y aura aussi des énigmes, des aventures, des tas de choses avant d’ouvrir le grand coffre qui renferme le trésor ! Comme il y a le kraken sur les pièces, on l’appelle « le coffre de Davy Jones » (histoire de ne pas oublier que c’est lui qui finance). Contrairement à ce que vous pouvez penser, le coup des clés ne vient pas d’un piratage (lol) de l’autre émission (vous savez, celle qui se passe du côté de l’île de Ré, en France) mais de Mr Jones lui-même qui adooore les vieilles clés dans leur trousseau. D’ailleurs il n’est pas le seul, l’un des participants vous expliquera tout à l’heure que chez lui, à Port Royal, il y a un chien qui adore aussi les trousseaux de clés.

Les voici tous les six ! Hector Barbossa, sourire filou, vient les accueillir en jonglant avec sa pomme. Ils sont six, ils sont là, ils sont contents ! Voyons un par un qui ils sont !

1) Le premier s’appelle Joshamee Gibbs mais comme c’est un peu long tout le monde se met d’accord pour l’appeler Gibbs. J’oubliais de préciser que Fort Barbossa étant une forteresse de la fin du XVIIème - début XVIIIème siècle, notre ami Gibbs s’est laissé pousser de grosses touffes de cheveux genre favoris sur les tempes, entre le gars qui hésite à être barbu et le style XIXème louisphilippien. On ne lui a rien demandé mais il trouvait que c’était bien, que ça faisait « époque », ce qu’il explique au cas où ça serait d’une importance capitale. En tout cas, Gibbs est très rigolo en cycliste et débardeur. Puis, quand Barbossa lui demande ce qu’il fait dans la vie, il dit qu’il est marin et il commence à raconter un truc sur les huîtres avant de s’arrêter pour avaler un p’tit coup de gnôle local dans une flasque qui ne le quitte jamais. En gros plan, en prime, c’est plutôt osé ! Barbossa décide donc de passer au suivant.

2) Notre numéro 2 s’appelle William Turner et une pancarte apparaît aussitôt en bas de l’écran pour expliquer que ça n’a rien à voir avec le peintre du même nom, celui qui faisait des tas de peintures avec tout plein de lumière dedans. Monsieur n’est pas un artiste, c’est un manuel, un vrai, un forgeron qu’il dit ! Il n’en a pas l’air du tout, mais il parait qu’il forge de tas de trucs et qu’il s’amuse avec trois heures par jour après sa journée. En fait, il travaille pour le cinéma, il fabrique des épées, des glaives et autres du même genre pour les films d’aventure, les filmes historiques et les péplums. « Et alors, les acteurs font glong-gling avec mes épées ! » explique-t-il, très fier de lui. Et puis il explique aussi qu’il se fait appeler « Will » et pas William parce que « Will », ça veut dire « volonté » en anglais et donc ça lui donne l’impression de pouvoir tout entreprendre et ça conjure son habitude à se faire avoir par tout le monde. L’ennui, c’est que « Will », ça veut dire aussi « testament », donc pas très bon signe. En attendant, il n’a rien compris à trop vouloir faire couleur locale. Il est venu déguisé en Errol Flynn avec le bout de barbiche et même le chapeau à plumes ! Voilà qui va être pratique pour les épreuves !

3) Le numéro 3 n’est pas un participant. En fait c’est une participante. Si elle est là, c’est parce que Papa est l’un de vos élus, Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs. Fifille voulait aller à Fort Barbossa, Popa a dit oui. Alors en gros elle s’appelle Elizabeth Swann et… bah, c’est tout. Le reste du temps, quand elle ne réclame pas des choses pour bien montrer qu’elle n’en fait qu’à sa tête, elle rêve de faire comme London Shilton : chan-teuuuuuu-seeeee et surtout fêtarde. En attendant, pour le glamour elle repassera, elle ne ressemble à rien ce soir, les cheveux complètement hirsute et travestie en pirate homme.

4) Nous avons maintenant parmi nous en numéro 4 un monsieur qui a aussi bonne mine qu’un cachet d’aspirine et qui s’appelle Gilette. Il refuse de dire son p’tit nom, sa commence bien ! Quand la Swann propose « Sensor Excell » il commence à devenir tout rouge car il n’est pas content, mais alors pas content du tout ! Il veut qu’on l’appelle Gilette et comme il a trop regardé « Colombo » il finit par dire que son prénom c’est « Lieutenant » et qui si on n’est pas content c’est pareil non mais ! Voilà, c’est tout, il est dans la marine et ne plus c’est un Lieutenant pour de vrai, et même qu’il est venu avec son supérieur qui est notre numéro 5 !

5) Aaaaah, Mesdames, Mesdemoiselles !!!!! Voici votre chouchou, il ne peut en être autrement ! J’ai nommé Mr James Norrington, 1m88, 90kg, la cuisse ferme, brun, yeux clairs, le teint « pêche anglaise » et la voix graaaaaaaaave ! Aristocrate, élégant, magnifique, belle prestance, Mr Norrington a le grade de Commodore, comme James Bond ! Lui aussi il s’appelle James et lui aussi il a du chaaaaaaaarme !!!! Bon, il a un passe-temps un peu bizarre, il collectionne les cordes de pendu, mais il parait que ça porte bonheur tant qu’on n’en a pas une autour du cou. Que ne pardonnerait-on pas à un homme si beau, si mâle, si autoritairement sévère et si bien dans un combi short qui laisse vraiment voir que Mr Norrington a la cuisse ferme ! Un Colin Firth des mers ! Nous pourrions passer toute l’émission à faire son éloge, mais hélas nous voyons Mr Hector Barbossa s’impatienter. Ah si, un défaut ! Il faut bien que James en ait un comme tout le monde : il a été amoureux de Elizabeth et il passait son temps à chanter « J’irai bien refaire un tour du côté de chez Swann » tellement il ne pouvait plus s’en passer à chaque fois qu’il était invité par Papa Swann à souper. On dit qu’il voulait surtout en profiter pour être présenté à des gens en vue, mais ce sont de mauvaises langues, n’est-ce pas ? Maintenant, il s’en fiche comme de sa première chaussette. D’ailleurs - attention, vous allez pleurer – il y a une Rosetta Norrington, maintenant ! Hi hi hi, trop tard !

6) Bon, passons sans plus attendre au dernier avant de se faire lyncher par les adoratrices de James si malheureuses d’apprendre qu’il vient de se marier et qu’il n’ira plus refaire un tour du côté de chez Swann. Le dernier participant n’est pas le moindre, c’est même celui que vous attendez tous et toutes ! Nous l’avons gardé exprès pour la fin pour vous empêcher de zapper pendant la présentation des autres ! C’est… « Jack Sparrow », nous dit Barbossa. Aussitôt, l’intéressé le tire par la manche pour préciser « Cap’tain Jack Sparrow, s’il vous plait ! » avant de regarder Barbossa d’un petit air bizarre comme s’il le soupçonnait de lui avoir voler son bateau, un yacht qui s’appelle « Le Black Pearl ». Barbossa a d’ailleurs un petit air méfiant, mais il se ressaisit et demande à Jack ce qu’il fait dans la vie. Tout ce qu’il peut en tirer pour le moment c’est « Je suis sur le marché » alors tout le monde croit qu’il est maraîcher. Chaque fois qu’il dit quelque chose, il fait tout un tas de mimiques hilarantes. On sent qu’on va bien s’amuser avec Jack et en plus il ressemble à un gars qui s’appelle Johnny Depp et qui fait du cinéma. Pour faire pirate, il s’est ajouté un chouette chapeau et tout un tas de gris-gris sur le combi short officiel de l’émission, celui que tout le monde porte sauf Will toujours déguisé en Errol Flynn et Elizabeth déguisé en pirate homme.

Que l’aventure commence !

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MessageSujet: Re: "Fort Barbossa"   Jeu 5 Oct - 23:25

Chapitre 3


Que le jeu continue, allons, pressons ! On a déjà perdu suffisamment de temps, voyons ! On pourrait presque dire qu’il n’a même pas encore commencé mais la production soupçonne Will et Elizabeth de ne pas apprécier cette vision des choses et Jack non plus, d’ailleurs ! C’est vrai, il est allé chercher le plan du Fort, tout de même ! Alors, allons-y, émerveillons-nous à les regarder courir tous les six vers la première cellule de la première épreuve… de la première clé ? Alors là, envie irrésistible du téléspectateur, confortablement vautré sur son canapé : « Mais courez plus vite, bande de feignants ! » Facile, très facile. N’empêche que c’est émouvant de voir des gens courir dans la télévision. On a l’impression de faire le jeu avec eux tellement c’est passionnant, mais ce sont eux qui se fatigue pour nous ! C’est comme jouer au flipper sur CD Rom en mode auto play : l’ordinateur joue, on regarde ! Bon, la plupart du temps, l’ordinateur joue encore plus mal que nous, mais c’est tellement moins fatigant ! Un peu plus et on serait à Wimbledon à tourner la tête de gauche à droite. Mais revenons à nos candidats après la seconde philosophique du jour !

Les voici tous les six devant la première cellule ! Aaaaahaha !!!!!! Barbossa leur désigne la clepsydre remplie de liquide vaisselle bleu.
- Ce sera votre gardien du temps ! Si jamais tout le liquide vaisselle s’est écoulé avant que celui qui se trouve là-dedans soit sorti, il se retrouvera prisonnier dans l’une des geôles du Fort !
Aussitôt, le chien au trousseau aboie pour confirmer : il sait de quoi il parle ! D’ailleurs, James s’empresse d’expliquer que lui aussi, à Fort Charles, il a des geôles avec dedans des gens qui attendent d’être pendus, ce qu’on savait déjà.
- Bon, j’ai un plan ! annonce Jack qui ne sait ni en quoi consiste la première épreuve ni qui va devoir s’y coller.
James lui demande des explications, vexé de ne pas avoir pu tout expliquer à propos des geôles de Fort Charles.
- D’accord ! Je confesse ! Entrer là-dedans, assommer tout le monde, prendre la clé, questionner et incendier, savvy ?
Tout le monde est d’accord, sauf pour le coup d’incendier. Elizabeth commence à expliquer des tas de choses sur Papa qui a donné beaucoup d’argent à un programme de conservation du patrimoine du genre de Fort Barbossa dans la catégorie « V.T.F.O » qui signifie « Vieux Truc Flottant sur l’Océan ». Pour calmer tout le monde, Barbossa est obligé de dire très officiellement qu’il n’y aura pas d’incendie sur le Fort parce que Mr Davy Jones a investi très fort lui aussi. Jack n’est pas trop content mais il ne dit plus rien quand même.

La première cellule est pour James ! Après un « Yo hooo ! » d’encouragement, sauf de la part de Jack qui boude, notre cher et distingué Commodore entre avec une responsabilité très grande : ramener la première clé ! Barbossa lui explique le principe de dehors :
- Avancez bien au fond. Vous voyez la corde, là-bas ? Bien sûr c’est un nœud coulant, vous connaissez ! Vous avez là-bas encore plus au fond des figurines et le but du jeu c’est de lancer la corde comme un lasso pour qu’elle s’accroche autour du cou de l’une d’entre elles !
Ça le fait bien rigoler, James ! Des nœuds coulants, des cordes de pendu, il connaît !
- J’ai écrit une monographie sur le bon usage des cordes de chanvre ! explique-t-il, goguenard.
- Oui, mais… poursuit Barbossa, les figurines bougent sans arrêt, vous allez voir quand vous allez commencer !
James fronce les sourcils, prend la corde, et aussitôt un mécanisme met en marche les figurines ! Voilà qui rassure les téléspectateurs qui commençaient à marmonner en disant que c’était trop facile si on envoyait un spécialiste dans la bonne cellule ! On veut qu’ils gagnent, mais pas trop vite non plus ! D’ailleurs le temps passe, James commence à rudement s’agacer et Rosetta frémit devant sa télé. A chaque fois qu’il veut lancer la corde pour attraper au lasso le cou d’une figurine, la figurine s’en va ! Ce n’est plus du jeu ! Heureusement que les condamnés de Fort Charles ne font pas ça, parce que sinon… James continue, s’évertue à lancer de manière impeccable, mais toujours en vain. Enfin, honneur est sauf, il parvient à agripper un cou avant la fin de l’écoulement du liquide vaisselle. La tête de la figurine se soulève, une clé tombe sur le sol. James n’a plus qu’à la ramasser et à sortir de là comme un héros. Le chien lui fait sa fête en jappant comme un fou, surtout quand la clé est glissée dans son trousseau.

La deuxième cellule est un peu plus loin alors il faut y aller en courant, bien entendu ! Et puis ça fait sportif, d’abord ! On vous épargne le « Yo Hooo » d’encouragement, mais il a bien eu lieu, rassurez-vous. Cette fois, c’est Will que Barbossa désigne.
- Mon garçon, tu vas entrer là-dedans et te frotter à l’un des habitants du Fort !
Ah oui, parce qu’il avait oublié de préciser qu’il y avait des habitants ! Enfin tout le monde le sait. « Tout le monde », c’est-à-dire les téléspectateurs qui regardaient déjà l’émission avant (comprenez ses concurrentes), et ceux qui ne regardaient pas déjà l’émission avant aurait dû, na !
- Mon garçon, tu vas entrer et tu vas rencontrer Ragetti le magicien ! Je n’en dis pas plus, tu vas tout de suite comprendre ce qu’il veut !
Will prend son air courageux (deux froncements de sourcils) et entre genre « c’est moi, attention ! », pour se retrouver devant un gars tout maigre avec une tête bizarre et un sourire qui ne l’est pas moins. Il est installé derrière un comptoir avec trois gobelets devant lui et il commence à les tourner dans tous les sens pour faire genre « I am a magician ! » parce qu’il a vu les magiciens faire ça à la télé, sauf qu’il est à des années-lumière de la classe, de la prestance et de la majesté des autres magiciens. Barbossa explique :
- Sous l’un des trois gobelets / il y a la clé / mais il faut la trouver ! Et hop, des rimes, qu’est-ce que vous dites de ça ?
Ragetti ricane et recommence à déplacer ses gobelets. Will essaie de suivre des yeux, sauf que Ragetti a oublié de lui montrer où il avait mis la clé au départ, ce qu’aucun autre magicien n’aurait oublié (sauf que lui il n’en est pas un). Will fronce les sourcils deux-trois, il sait qu’il n’a droit qu’à trois essais. Il désigne un gobelet dans le plus grand hasard, Ragetti le soulève et dessous il y a… un œil en plastique ! Ragetti ricane, Jack crie de derrière la porte « Je vais te dire lequel lui faire soulever, gamin, savvy ? Parce que de là je l’ai bien à l’œil ! » Personne ne rit, ça ne fait rien. Ragetti continue ses tours de passe-passe si on peut appeler ça comme ça. La deuxième fois, encore un œil, sauf que là Ragetti s’aperçoit qu’il s’agit du sien, celui qui lui manque et qu’il a oublié de remettre, ce qui est maintenant chose faite devant un Will qui grimace très fort devant la caméra (mais il faut dire aussi que Ragetti n’est pas très ragoûtant). Will n’a plus qu’une possibilité pour trouver la clé ! Heureusement, Ragetti a cette fois l’idée de désigner du doigt le gobelet où elle est avant de commencer son tour. Sauf que… Will n’arrive plus à la retrouver une fois que les gobelets se déplacent ! Le temps est écoulé, il est obligé de sortir penaud et sans rien. Pendant ce temps, dernier coup de caméra sur Ragetti qui s’emballe dans un grand mouvement de joie en déplaçant très très vite les gobelets, si vite qu’il les renverse tous, badam ! Là, on s’aperçoit qu’il y avait un œil dans chacun et on comprend pourquoi Ragetti a désigné et non montré, tout à l’heure. Coupure pub pudique, en espérant que les téléspectateurs n’a rien vu sinon ils seraient capables de porter plainte pour arnaque.

Pendant la pub, les six et Barbossa courent vers leur prochaine aventure au galop.

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MessageSujet: Re: "Fort Barbossa"   Sam 7 Oct - 0:38

Chapitre 4


Pour le moment, Barbossa et les téléspectateurs se montrent plutôt satisfaits : deux cellules, une clé, c’est pas mal. Derrière son bureau, Mr Davy Jones est plus réservé, on ne le voit jamais sauter de joie. Quant aux participants, les premiers convaincus d’un rapide triomphe – « oui, on a échoué cette fois mais la prochaine fois vous allez voir » comme dirait Gibbs – sont Jack et James, l’un couronné de l’ordre des pendus et l’autre du bon plongeon. Le seul qui n’est pas convaincu, c’est Will en pleines lamentations qui doute, doute, doute pendant qu’Elizabeth trouve « trooooop mignon » ses plaintes. Pendant que tous courent vers la prochaine cellule, la caméra hésite beaucoup pour savoir qui filmer, entre les optimistes (tout le monde sauf Will et sa groupie) parce que les téléspectateurs aiment bien les vainqueurs, et Will et sa groupie justement parce qu’il y a plein de gens aussi qui vont trouver ça très émouvant. On ne voit pas de quoi il se plaint, il n’a échoué qu’une fois pour le moment et en plus les autres ne lui en veulent même pas. Même qu’une fois arrivés devant la troisième cellule tout le monde lui dit « We WILL be the champions » et Jack en rajoute en allant lui taper sur l’épaule :
- Bah écoute, Will, comme on dit, « on vit ensemble, on meurt ensemble », savvy ? »
Et tout le monde est content.

Heureusement que Jack est là pour remonter le moral de Will, parce que la groupie va devoir le laisser provisoirement.
- C’est au tour d’Elizabeth, annonce en effet Barbossa.
Il ne donne aucune autre explication, c’est la surprise. Elle entre dans une pièce avec un long tuyau qui va jusqu’au plafond en faisant des tours et des détours.
- Ah ouais, comme à Aqualand ! commente-t-elle, très inspirée.
- Non, comme à Costa Caribe, répond Gibbs qui a l’air de connaître.
Peu importe, en tout cas c’est vrai que ça ressemble à ces tubes qu’on trouve dans les parcs aquatiques.
- Sauf que là, explique Barbossa, il ne faut pas se glisser à l’intérieur par le haut mais par le bas !
Elizabeth, dans la cellule, reste sceptique :
- Mais si je monte par le bas, je ne vais jamais pouvoir glisser !
Sens de l’observation plutôt intéressant.
- Il ne s’agit pas de glisser, il s’agit de monter ! Si vous regardez bien, vous verrez que la clé se trouve tout en haut, à portée du plafond. Si vous entrez dans le tuyau par le bas et que vous rampez comme un serpent vous allez finir par l’attraper. Bon, au retour je vous permets de vous laisser glisser comme sur un toboggan si ça vous amuse !
La fausse sceptique (lol) se glisse donc dans le tube et commence sa montée. C’est sûr, Barbossa a choisi la personne idéal, on ne peut pas dire qu’il met des bâtons dans les roues : il faut être maigre pour faire un truc comme ça. Elizabeth rampe, rampe, rampe, avec tout un tas de grimaces pour la caméra. Qu’elle ne nous dise pas qu’elle a le souffle coupé, on n’y croit pas, elle a plein de place autour d’elle. On n’ose pas imaginer Gibbs là-dedans, mais Elizabeth c’est comme une aiguille dans l’aquarium d’un requin. Elle rampe, elle rampe, elle rampe. Et devinez quoi ? Au moment d’attraper la clé elle la fait tomber ! Du coup, la clé glisse plus vite qu’elle et se retrouve tout en bas alors qu’elle est encore à l’intérieur du tube. Vite, vite, le toboggan, il faut rattraper la clé ! Bon, ça va vite. Il reste encore pas mal de temps puisqu’elle a grimpé assez vite au départ. Seulement voilà, la clé vient de se coincer entre deux dalles, dans un interstice pas possible du sol de la cellule ! Elle n’a plus qu’à se mettre à quatre pattes et à essayer de la récupérer ! Ce n’est pas si facile que ça et les encouragements bruyants de Will sont plus énervants qu’autre chose.
- Il faut évacuer la cellule ! crie soudain Barbossa, Le temps est presque écoulé !
Et voilà comment Elizabeth se retrouve sans clé alors qu’elle avait réussi l’épreuve !
- Nous sommes maudits ! se lamente Will.

Il est urgent de remonter le moral des troupes, car avec deux échecs c’est maintenant le tour de Gibbs et Gilette de faire une tête allongée. Un « Yo Hooooo ! » énergique de Jack, un sourire de James devant la caméra (ça, c’est pour rassurer les téléspectateurs), et ça va mieux. On part vite pour la prochaine destination. Au fond, on a Will et Elizabeth qui pleurnichent (et encore, elle aurait pu rester prisonnière !). Heureusement, tous les espoirs sont permis puisque Barbossa appelle maintenant Jack pour la quatrième cellule ! Mais pas seulement : il appelle Gibbs aussi, cette fois c’est du travail d’équipe.
- Les gars, vous allez entrer là-dedans. Vous allez voir des tas de vieilles bouteilles de rhum, et…
Il n’a pas besoin de dire un mot de plus qu’ils sont déjà entrer.
- Mais attendez, vous ne savez même pas en quoi consiste cette épreuve !
De l’intérieur, on entend la voix de Jack qui dit :
- S’il y a des bouteilles de rhum, on les vide jusqu’à ce qu’on trouve une clé dedans, savvy ?
Sauf que des bouteilles de rhum, il y en a en pagaille, c’est la réserve du Fort !
- Mais pas du tout ! Il y a un grand tonneau, là-bas : il faut le remplir en transvasant le rhum des bouteilles par un système de paille pour que ça prenne du temps ! Au fur et à mesure que le rhum entre dans le tonneau, ça fera monter une clé attachée à une bouée. L’un de vous doit tenir la paille qui bien entendu ne tient pas toute seule et risque de tomber à chaque instant, et l’autre fait couler le rhum.
C’est moins rigolo, pour le coup. Jack et Gibbs se mettent quand même au travail. Ils avaient l’impression que ce serait très facile, le jeu de la distillerie, mais pas du tout : ils se rendent vite compte que celui qui tient la paille doit être très attentif car elle glisse si elle n’est pas bien positionnée, ce qui fait couler le rhum partout par terre !
- Mais pourquoi le rhum s’en va ? s’écrie Jack sur le ton de la consternation.
Évidemment, l’embout de la paille est plus petit que le goulot des bouteilles : Gibbs fait de son mieux pour verser le rhum dans la paille, mais il vise mal et en répand pas mal aussi ce qui les bouleverse tous les deux. Enfin, péniblement, ils finissent par remplir le « maudit tonneau » comme dit Jack. La cellule est très parfumée maintenant et tout le monde en reste baba : plein de rhum par terre, mais heureusement tonneau rempli = mission accomplie. La clé est remontée, victoire ! Le chien est tout content d’accrocher une deuxième clé à son trousseau.

Après un nouveau « Yo Hoooo !!!! » cette fois triomphal, nouveau point sur l’avancée du jeu : quatre cellules, deux clés, ça va.
- Mais maintenant, dit Barbossa, petit changement : l’un de vous va suivre Jack en haut de la vigie pour résoudre l’énigme du Père Fougasse.
- Pourquoi me suivre moi ? Je viens de gagner une clé avec Josha… Josha… Joshamee, je ne veux pas répondre à une énigme, savvy ?
Barbossa est donc obligé de rappeler que c’est aussi le singe qui s’appelle Jack et que c’est le singe qui va accompagner l’un d’eux tout là-haut.
- Mr Gilette, s’il vous plait ! Allez hop, là-haut !
Mais vi, c’était le seul à n’avoir encore rien fait !

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MessageSujet: Re: "Fort Barbossa"   Lun 16 Oct - 15:16

Chapitre 5

Jack (le petit singe) court vite, Gilette a du mal à le suivre. Une, deux ! Une deux ! Une deux ! Gilette a déjà la langue pendante. Enfin, voici la vigie et ses nombreuses marches ! Ah oui, il va falloir les grimper toutes, une par une ! Courage, Gilette, montrez vous digne de votre nom qui signifie en français « perfection au masculin ». Le singe grimpe en poussant des cris stridents, mais pour notre ami la montée est pénible. Enfin, le voilà tout en haut, ouf ! Un repos bien mérité, à présent ? Même pas ! Il n’y a pas de temps à perdre, il faut répondre à l’énigme du Père Fouettard, euh, du Père Fougasse aux lardons. Pendant ce temps, tout en bas, les autres participants encouragent Gilette devant un écran. Ils voient tout ce qu’il voit, un peu comme le gars de « Dead Zone » sauf que lui, c’est lui qui voit tout lui-même, et ils entendent tout ce qu’il entend. Gilette, par contre, ne voit pas ses camarades et n’entend pas leurs encouragements.

Le Panoramix du Fort, le Dumbledore des énigmes, j’ai nommé le Père Fougasse, bref le gars de la vigie regarde Gilette avec grande attention. C’est réciproque, parce que Gilette a l’impression de l’avoir déjà vu quelque part et il n’a pas tort : c’est le gars qui a servi de modèle pour le Vénérable du Sommet dans « les 12 travaux d’Astérix » ! D’ailleurs, il lui en reste quelque chose, au Père Fougasse ! Il ne s’est pas contenté de servir de modèle – il était déjà vieux à l’époque – il a aussi assuré le doublage et il tient à montrer qu’il n’a pas oublié son texte :
- Ô malheureux mortel, vous êtes venus pour l’énigme ?
Bien sûr, Gilette répond que oui, tandis que Jack (toujours le petit singe) renverse un sablier d’un coup de patte, le temps imparti pour répondre. Le Père Fougasse continue son numéro de Vénérable du Sommet :
- Savez-vous, insensé, que si vous ne donnez pas la bonne réponse, vous serez aussitôt plongé dans les profondeurs infernales ?
Gilette n’est ni Astérix, ni Obélix, et il n’a jamais vu « Les 12 travaux ». Le Père Fougasse l’intimide beaucoup. Viens enfin l’énigme en personne :
- De couleur blanche autour du cou elle se porte, de couleur rouge cueillie elle se croque, son cri strident effraie bien des patients et on la ramène parfois familièrement : qui est-elle ?
Gilette cherche, cherche, cherche. Il n’a jamais été bon aux devinettes. Il fixe le sablier d’un œil inquiet. Une fois tout le sable passé, il n’a toujours fait aucune proposition. Le Père Fougasse lui dit d’essayer, mais rien n’y fait. Le temps est écoulé, pas de clé.
- Eh bien, voyons, c’était la fraise ! La fraise qu’autrefois les gentilshommes portaient autour du cou, le fruit de couleur rouge, la fraise du dentiste, et l’expression « ramène ta fraise ! »
Comme tout parait si simple quand on nous explique ! Tout penaud, Gilette s’en va sans clé. Jack (toujours le petit singe) reste avec le Père Fougasse pour l’énigme suivante, histoire de ne pas avoir à descendre pour remonter, il est loin d’être idiot ! Soudain, on entend un grand « badaboum ! » : c’est Gilette qui est tombé dans les escaliers ! On lui avait bien dit que s’il ne trouvait pas la bonne réponse il serait précipité dans les profondeurs infernales !

Plus de peur que de mal pour Gilette qui rejoint ses camarades sans trop de mal. Pour descendre, ça allait plus vite que pour monter, surtout sur les fesses ! De leur côté, Jack et Gibbs sont complètement euphoriques, tout le rhum qu’ils ont inhalé au cours de leur épreuve fait effet, ils n’arrêtent pas de rigoler en se tenant par le cou.
- C’est nous les joyeux marins ! chante Gibbs.
- La, la, la, à la mer nous allons ! poursuit Jack.
James, lui, est très déçu de son Lieutenant : non seulement il ne fait pas honneur à la marine royale, mais en plus son toutou n’aura pas une troisième clé pour son trousseau ! Il faut savoir son mécontentement par un haussement de sourcil des plus inquiétant, si bien que Gilette n’ose pas répondre. Hector Barbossa, lui, a renoncé à calmer Jack et Gibbs qui chantent de plus en plus fort. A la place, il fait un grand sourire genre animateur télé – ce qu’il est - et explique que tout va bien, que l’équipe va se ressaisir et se remettre au travail.
- En route vers la cinquième cellule !
Portés par son enthousiasme, tous s’écrient :
- Oooh, yeah ! The 5th cell !!! Yeaaaah !
Devant la cinquième cellule, avant que Barbossa n’ait eu le temps de quoi que ce soit, James désigne autoritairement son Lieutenant pour l’épreuve. Le pauvre Gilette, qui n’est pas encore remis de ses émotions entre la montée dans la tour, l’énigme et la descente sur les fesses, n’ose toujours rien dire. Ce n’est pas le cas de James qui, l’air sévère et intraitable lui assène froidement en désignant son toutou :
- Mr Gilette, nous avons rendez-vous avec une clé sur ce trousseau : son absence me déplairait.
Là, il n’y a plus qu’à s’exécuter !

Gilette entre donc dans la cellule comme « volontaire désigné d’office » (« engagez-vous, rengagez-vous qu’il disait ! ») pour découvrir ce qui l’attend. Cette fois, la chance est avec lui, il faut faire basculer un labyrinthe géant tout en bois pour récupérer la clé. Gilette prend les poignées et montre qu’il a de la force par la même occasion car elles sont tout de même lourdes. La clé est dans la structure de bois, comme Hector Barbossa le fait remarquer. Gilette incline le labyrinthe de manière à faire venir la clé vers lui, vers la petite fente où il pourra la récupérer. Elle se heurte aux petites parois de bois qui composent le labyrinthe mais il se rend compte assez vite qu’il se débrouille bien. La clé trois est entre ses mains et c’est le cœur léger qu’il sort de la cellule en l’agitant sous le nez de ses camarades. Le toutou au trousseau est content, le Commodore aussi : ouf ! le Lieutenant Gilette n’est plus en disgrâce !

Les voilà avec trois clés, il en manque encore quatre. Encore un peu de courage, arrivons à la quatrième avant la pub et avant la deuxième énigme ! La cellule 6 vous sera-t-elle favorable ? C’est Gibbs qui s’y colle. Bien sûr, il est toujours aussi euphorique, il continue de chanter, mais Hector Barbossa a décidé que c’était son tour.
- Moi tout seul, M’sieur ? demande Gibbs qui fait soudain son timide.
- Mais oui, tout seul ! Vous ne croyez pas qu’on va vous envoyer encore avec Jack !
Gibbs laisse donc dehors son nouvel ami et rentre courageusement dans la cellule (il ne chante plus, pour le coup, on dirait que ça l’a réveillé). Devant sa télé, Rosetta Norrington le regarde avec curiosité : « Joshamee » a tout du gros nounours, il lui fait penser à « Bonne nuit les petits » mais en version ivrogne. Sur le moment, elle imagine Jack déguisé en marchand de sables, ce qui est une idée saugrenue comme la Mrs Commodore en a souvent. A Fort Barbossa, Gibbs a commencé l’épreuve sans se douter de ce que la femme de James est en train de se dire : il se retrouve devant un tapis roulant et des seaux partout qu’il faut utiliser pour faire monter le niveau d’eau dans le réservoir où se trouve la clé.
- Encore !
Eh oui, c’est un peu comme avec le rhum, sauf que là il est tout seul et que c’est… de l’eau !
- Horreur !
Eh oui, Gibbs n’aime pas l’eau sauf autour du bateau. Au début, il ne veut pas faire l’épreuve, il veut ressortir de la cellule, mais tous lui crient de s’y mettre alors il se dépêche pour ressortir plus vite. Will s’amuse beaucoup des grimaces que fait Gibbs chaque fois que de l’eau lui tombe dessus.
- Au moins, ça lui enlèvera l’odeur du rhum ! commente-t-il.
Quelques instants plus tard, Gibbs sort avec la quatrième clé : il n’en manque plus que trois !

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MessageSujet: Re: "Fort Barbossa"   Lun 16 Oct - 17:07

Chapitre 6

Six cellules visitées, quatre clés, c’est plutôt bien ! Bon, pour l’énigme, on évite d’en parler, c’est devenu le sujet qui fâche entre James et son Lieutenant ! De temps en temps, James continue d’ailleurs de froncer les sourcils ce qui fait frissonner Rosetta devant sa télé même si ce n’est pas dirigé contre elle (elle se méfie quand même). Pourtant, James est content de la prestation de Gilette avec le labyrinthe ! Il l’a même félicité pendant que Gibbs triomphait de son ennemi juré, l’eau ! Mais ne vous inquiétez pas, James est sévère mais juste, Gilette le sait, cessons de nous apitoyer sur son sort ! Ce qui est dramatique, par contre, c’est le temps, il file à vive allure, continuons vite le jeu !

C’est Jack que Barbossa envoie dans la cellule 7. Ce n’est pas vraiment une très bonne idée, parce que pour le moment il marche en faisant des zigzags ! Pas de chance pour lui, c’est une cellule avec une corniche très étroite, il faut la longer comme un funambule pour aller chercher la clé tout au bout ! Vraiment pas malin, Hector Barbossa, ou alors il le fait exprès d’envoyer quelqu’un qui marche de travers pour cette épreuve ! Il aurait voulu saboter le succès de Jack qu’il ne s’y serait pas pris autrement ! C’est vrai, ça ! Depuis le début de l’émission, c’est Jack, James et Gibbs les meilleurs ! Bon, d’accord, Gibbs non plus ne marche pas droit et puis il est un peu trop large par rapport à la corniche, mais James aurait pu y aller, jouer les funambules ! Non, non, c’est Jack ! Eh bien Jack ne fait ni une, ni deux, au premier pas il tombe sur le matelas placé en contrebas et se retrouve prisonnier ! En effet, c’est une épreuve où celui qui tombe ne peut plus sortir de la cellule, il n’est pas possible de remonter pour rattraper la corniche ! Se retrouver prisonnier quand on est déjà dans une cellule, il faut le faire, mais c’est comme ça ! Jack n’est pas content du tout, il croyait qu’on n’était prisonnier que si on ne sortait pas au moment où le temps est écoulé.
- Sortez-moi de là ! hurle Jack qui n’aime pas l’idée d’être prisonnier.
- Impossible, lui répond Barbossa, mais quand toutes les clés seront réunis les camarades viendront à la rescousse à la prison du Fort !
- Tu crois que j’ai envie d’y aller, à la prison du Fort ?
- Mais pourquoi n’iriez-vous pas, après tout ? demande James qui a les yeux brillants à l’idée de « prison du Fort ».
- Écoute, je suis Jack Sparrow, savvy ?
- Ah ? On ne savvy pas, rétorque Barbossa, ironique.
Jack n’est pas content, mais déjà on n’entend plus ce qu’il dit, tout le monde part en direction de la cellule suivante. Le chien aboie de tristesse, pas de nouvelle clé pour lui.

Au fond, tout le monde est triste que Jack soit prisonnier, même un peu Barbossa. Heureusement qu’on va le retrouver tout à l’heure pour les épreuves ! D’ailleurs, il a peut-être bien fait de glisser, même s’il ne l’a pas fait exprès : au moment des épreuves, il sera frais comme un gardon, après un peu de repos ! Si, vous verrez qu’au fond c’était une tactique ! C’est Jack Sparrow, après tout, comme il le dit si bien ! En attendant, Barbossa désigne James pour aller dans la vigie pour la deuxième énigme et annonce la deuxième coupure pub. Une fois la pub passée, pendant que les autres attendent devant ce qui sera la cellule 8, nous retrouvons James face au Père Fougasse, ce qui ne plait pas du tout à deux personnes : le chien, qui voulait suivre son maître, et Rosetta qui n’est pas contente parce que la coupure pub l’a empêchée de voir les superbes jambes athlétiques de son mari en train de grimper l’escalier alors que pour Gilette elle a eu droit à de longs plans ennuyeux sur sa pénible ascension. Enfin, c’est fait, James est là haut où il retrouve Jack. Non, pas le Jack qui est prisonnier, le singe ! En bas, Gilette a hâte de savoir si son supérieur va savoir résoudre l’énigme. Ce serait très humiliant qu’il n’y arrive pas, et Gilette sait qu’il aura du mal à se retenir de rigoler mais qu’il faudra se retenir pour que James ne le consigne pas à leur retour à Fort Charles.

Le Père Fougasse s’est lassé de son petit jeu du Vénérable du Sommet, ou alors il s’est fait peur lui-même avec ses « pouvoirs » : c’est parce qu’il a dit à Gilette qu’il serait précipité dans les profondeurs infernales qu’il a descendu les marches sur les fesses ? Dans le doute, le Père Fougasse préfère rester sobre dans sa manière de poser l’énigme.
- De noir et de rouge elle peut être, lorsqu’elle tourne, elle peut faire gagner, des cris stridents elle peut pousser, on la craint ou on l’adore, qui est-elle ?
James cherche, cherche, cherche, et Rosetta fait pareille, tremblant comme une feuille à l’idée qu’il ne trouve pas, ce qui ne manque pas d’arriver !
- Eh bien, c’est la roulette ! Elle a des numéros noirs et des numéros rouges, elle tourne, on peut gagner, elle est adorée des joueurs, mais craint chez le dentiste où elle pousse des cris stridents !
Après le coup de la fraise, la roulette ! Qu’est-ce qu’il fait dans la vie, le Père Fougasse ? Il est dentiste dans un casino ou chez un épicier ? Maintenant, James et Gilette ont vraiment tous deux une dent contre lui. James est particulièrement humilié de ne pas avoir trouvé. Le chien est déçu et Gilette grimace pour ne pas rigoler. Rosetta est très ennuyée. En plus, elle sait que James n’aime pas les blagues que lui fait habituellement son dentiste, alors là c’est la goutte d’eau en trop. Une fois, il s’était cassé une dent en croquant la fève dans la galette des Rois et le dentiste avait dit « puisque vous êtes le Roi, je vais vous couronner ! » Une autre fois, il lui avait demandé s’il connaissait la différence entre les dents et les pieds et comme James ne savait pas il lui avait expliqué qu’il n’y en avait pas parce que les deux se déchaussent. Accueil mitigé pour James qui est furieux. Gibbs ricane un peu, lui, il fait un sans faute pour le moment ! Par contre, ce que tous ignorent, c’est que James n’aime pas seulement la roulette du dentiste mais aussi celle du casino ! A Fort Charles, il y a un homme qui s’appelle Farrell qui vient le voir de temps en temps pour lui réclamer un bateau-casino dans le port et James dit non à chaque fois !

Bon, on oublie tout, on passe à la suite ! La cellule 8 est pour Elizabeth. Elle entre et se retrouve face à l’un des habitants du Fort, un copain de Ragetti, le faux magicien (le faux mage extra fort ?) qui s’appelle Pintel. Elizabeth s’avance en regardant partout et s’étonne que la cellule soit presque vide. Il y a juste une table, deux chaises dépenaillées et une boîte en carton.
- ‘ello, poppet ! salue Pintel assis derrière la table sur l’une des deux chaises.
Il fait signe à Elizabeth de s’asseoir et il ouvre la boîte en carton devant les bons téléspectateurs médusés : une bande de téléscripteur passe en bas des écrans de télévision pour annoncer « Pour des raisons budgétaires, le matériel de cette cellule a été remplacé par un jeu de Pique-Pirate », ce qui rappelle bien des souvenirs d’enfance ! Pintel explique d’ailleurs à « Poppet » qu’à tour de rôle ils vont placer les petits sabres en plastiques dans le tonneau et que le premier qui fait sauter la figurine de pirate a perdu. La tension est à son comble ! Le suspens est insoutenable ! Assise en face de Pintel, Elizabeth engage le duel en plaçant un petit sabre jaune, et Pintel riposte avec un petit sabre vert ! Que d’émotions, Mesdames et Messieurs ! Et soudain, « plop !!!!!! » Un bouchon de champagne ? Une explosion version playmobil ? Non, le pirate qui quitte le tonneau d’un bond ! Alarme fatale, c’est Elizabeth qui a perdu ! Pas de clé !

L’heure est grave, mes amis !

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MessageSujet: Re: "Fort Barbossa"   Lun 16 Oct - 19:40

C'est hilarant Laughing ! Moi j'aime bien ! Par contre "il est ou le petit nain ?" (les inconnus)
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Comtesse Rosetta
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MessageSujet: Re: "Fort Barbossa"   Mer 18 Oct - 10:02

Sintes a écrit:
C'est hilarant Laughing ! Moi j'aime bien !

Merci beaucoup ! cheers

Citation :
Par contre "il est ou le petit nain ?" (les inconnus)

Sur le Black Pearl, lool ! Wink



Chapitre 7

Alors que Jack paresse mollement sur la paille de sa cellule, bras croisés derrière la tête comme s’il était sur un transat en train d’écouter le passage du Tour de France à la radio, les cinq autres participants continuent leur exploration du Fort. Barbossa les conduit devant la prochaine cellule, la 9, et désigne Will pour tenter de ramener la cinquième clé. Le « Yo Hooo ! » en berne depuis que le chef est prisonnier, Gibbs, au lieu d’assurer l’intérim de son nouvel ami, ne trouve rien de mieux pour encourager le forgeron du 7ème art que de lui crier « You will ! You will ! » dans les oreilles. Ce qui a d’ailleurs plutôt l’air de fonctionner puisque l’intéresser répond « I will ! » et entre dans la cellule avec l’expression faciale de quelqu’un qui va montrer à tout le monde de quoi il est capable.
- Je vais donner quelques explications, annonce Barbossa.

A la demande de l’animateur, Will lève la tête et découvre la clé suspendue au plafond, au bout d’une succession de bouts de fer forgé encastrés dans le mur, d’abord verticalement puis jusqu’à devenir un peu horizontal, sur la voûte que fait le mur au moment de rencontrer le plafond.
- Sur le sol, il y a trois barreaux qui s’ajustent à cette structure. Il va falloir construire une échelle pour aller récupérer la clé mais, bien sûr, comme il n’y a que trois barreaux il va falloir sans cesse enlever ceux qui viennent de servir pour les replacer au-dessus où on met le pied ensuite !
Les premiers barreaux sont déjà en place, et un harnais de sécurité doit permettre à Will de se tenir à l’horizontal inversé au-dessus du sol sans risquer de se casser la figure pour ne pas causer d’ennuis entre Davy Jones et les assureurs. Will accroche donc le harnais à sa tenue, comme le lui indique Barbossa, et prend les trois barreaux avec lui. Il est plutôt content, c’est du fer forgé, ça lui rappelle sa journée de travail quotidienne. Pour le coup, il se croit dans une forge et il manque de demander où est l’enclume. Les glapissements d’encouragements de Elizabeth, dehors, l’incite à se mettre sérieusement à la tache, déjà rien que pour finir plus vite et ne plus l’entendre glapir, ce qui est assez horrible.

Juché sur le dernier barreau déjà mis en place, Will glisse à merveille les trois qu’il a trouvés par terre les uns après les autres. James, encore agacé par son échec face au Père Fougasse, se dit dans sa tête qu’il va finir par dépasser le temps ou bien qu’il va lui arriver quelque chose qui va lui faire rater la clé et il marmonne un snob « Mr Turner, vous n’êtes pas un soldat, vous n’êtes pas un marin… vous êtes un forgeron ! » pour le plaisir de se défouler sur quelqu’un. C’est vrai qu’il peine très fort, le petit Will, on vous a déjà dit qu’il n’avait pas l’air d’un forgeron ! En plus, son costume d’Errol Flynn le gêne, mais quelle idée aussi de s’être déguisé comme ça ?! C’est une chance que le harnais tienne bien. Soudain, miracle, Will sort de la cellule avec la cinquième clé ! Il s’en est fallu de peu au niveau du temps, mais rien que pour faire taire les glapissements de Elizabeth ça valait le coup de se surpasser. Le problème, c’est que maintenant ce sont les cris d’admiration qu’il faut affronter. Pour le coup, Will aurait préféré qu’elle soit prisonnière à la place de Jack. Le toutou, lui, est content, il a 5 clés. En route pour la sixième !

Devant la dixième cellule, Barbossa s’arrête et prend un air grave.
- Savez-vous ce que cela signifie ?
Comme tout le monde parle en même temps, personne ne comprend rien et encore moins l’aimable téléspectateur. Rosetta, occupée à jouer avec sa perruche pendant l’épisode Will, redevient cependant attentive mais ne comprend rien à ce que dit son mari dans la télévision. Elle manque téléphoner à la production pour se plaindre parce que les autres du jeu ne l’écoute pas, « mais laissez-le parler ! » gémit-elle en vain.
- C’est la cellule qui contient peut-être la sixième clé, explique Barbossa qui répond lui-même à sa propre question pour calmer le tintamarre.
- Et… ? demande Gibbs.
- Il faut 7 clés en tout, c’est la 6, c’est donc… l’AVANT-DERNIERE !
- Aaaha ! L’avant-dernière !
C’est James qui est désigné pour aller la chercher ! Voilà qui fait tressaillir Rosetta. Elle sent son mari quelque peu agacé depuis l’histoire de l’énigme, pourvu qu’il triomphe à nouveau ! James est bien décidé, il en va de l’honneur des Norringtons. Il sait qu’à Londres son père le regarde par le satellite et qu’un deuxième échec ne ferait pas rire Papa Norrie.

Faisant fi, au moment d’entrer dans la cellule, de la pression qui pèse sur ses épaules – « c’est l’avant-dernière ! », ne pas décevoir son père, impressionner ses hommes, être admiré de sa femme – James prend un air de conquérant. Une fois dans la cellule, l’enjeu devient encore plus une affaire d’honneur, plus que jamais, car il se retrouve en face d’un… pirate ! Une énorme barre occupe presque tout l’espace de la cellule et un gars déguisé en pirate et très costaud se tient d’un côté pendant que Barbossa invite James à se placer de l’autre, à une autre extrémité de la barre.
- C’est l’homme fort du Fort, explique-t-il sans se rendre compte qu’il vient d’utiliser un homophone lexical, il va falloir pousser la barre, mais lui va la pousser aussi en sens inverse ! Il faut être plus fort que l’homme fort du Fort !
Ignorant l’éclat de rire de Gibbs qui se met à chanter d’une voix quelque peu éraillée « Tiens bon la barre et tiens bon le vent, hisse et ho ! », James se met aussitôt au travail. Certes, il n’a aucunement l’habitude de ces taches de marins subalternes, mais il tient à montrer que lui aussi c’est un zhomme fort, et même un zhomme très fort. Rosetta n’en doute pas une minute, d’ailleurs elle dit souvent à tout le monde, un grand sourire aux lèvres, « 1m88 et 90kg » lorsqu’on lui demande des nouvelles de son mari, en précisant qu’il est très foooort. Bon, l’homme fort du Fort est lui aussi très fort, mais James est tenace, coriace et déterminé.

Tandis que l’homme fort du Fort nous livre quelques onomatopées à la Steven Seagal en plein effort – « gniiiiiiiiii, humphhhhhhh, etc… » - le Commodore montre qu’il sait rester élégant dans l’effort, même si, petit à petit, « effort with style » s’assortie aussi de « gniiiiiiiii » et de jurons dont on ne soupçonnait pas le Commodore. Rosetta, choquée, met ses mains autour de la tête de sa perruche pour qu’elle ne puisse pas entendre « les vilains mots de Papa », sinon elle risque de les répéter. Il semble que le passage du Commodore dans l’émission « Vis ma vie » ait laissé des traces, il avait remplacé un marin pendant toute une journée pendant que le marin jouait au Commodore, ce qui avait valu à James de frotter le pont d’un navire à quatre pattes, dans des oripeaux affreux, et il était rentré chez lui empestant le rhum. Pour faire croire aux téléspectateurs qu’ils avaient échangé leurs places pendant plusieurs semaines – ce que le Commodore aurait refusé ! -, on avait collé à James une fausse barbe et de longs cheveux hirsutes, eh oui, des images trompeuses ! Éblouie par les exploits de son mari, Rosetta laisse soudain sa perruche et ne s’aperçoit pas qu’elle est en train d’apprendre à dire de vilains mots, les vilains mots de James. Les deux hommes se livrent à un viril exercice de force et c’est très beau à voir. Les muscles se contractent, c’est fascinant.

James ramène la sixième clé ! Quel soulagement pour tous ! L’avant-dernière est glissée dans le trousseau du toutou, très content, et tous se mettent en route pour la onzième cellule avec, peut-être, la septième et dernière clé… à la clé !

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Sintes
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MessageSujet: Re: "Fort Barbossa"   Mer 18 Oct - 14:50

Laughing Avant de continuer ton histoire : "Attend, attend ! Il y a pas la musique là !"(les inconnus) Wink
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Comtesse Rosetta
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MessageSujet: Re: "Fort Barbossa"   Ven 20 Oct - 17:02

Sintes a écrit:
Laughing Avant de continuer ton histoire : "Attend, attend ! Il y a pas la musique là !"(les inconnus) Wink

Il faut se mettre la musique au moment de lire ! Wink Laughing


Chapitre 8

Il ne manque plus qu’une clé, ce serait fantastique si la onzième cellule était la dernière ! Vite, vite, on court, il faut se dépêcher ! Barbossa a beaucoup regardé les « Police Academy » quand il était plus jeune, alors maintenant il se prend pour le Lieutenant Harris, il se met contre un mur pendant que tout le monde passe en courant et il crie « Allons, pressons ! Pluuuus vite ! Pluuuuus vite ! Pluuuuuuuus vite ! », si bien que c’est lui qui se retrouve à la traîne et qu’il est obligé de courir encore plus vite que tout le monde pour les rattraper. Il arrive complètement essoufflé devant la porte de la onzième cellule.
- Reuuuuh, reuuuuuuh, reuuuuuuh… gémit-il.
Il se fait vieux, Barbossa ! Au moment où il se remet enfin et qu’il va dire qui va aller dans la cellule, une musique retentit : « Maman, les p’tits bateaux qui vont sur l’eau… » C’est la sonnerie du portable de Barbossa ! Il devient tout rouge, il est furieux que non seulement les joueurs mais aussi tous les téléspectateurs sans parler des gens de la chaîne de télévision, tous aient entendu cette sonnerie ! En plus, il essaie de vite l’arrêter mais il s’emmêle dans son costume de pirate, il n’arrive pas à mettre la main sur le téléphone ! Il s’agace de plus en plus, surtout en entendant Gilette dire :
- C’est amusant, on l’entend mais on ne le voit pas ! C’est bien qu’il est quelque part, quand même, sinon on ne l’entendrait pas !
Devant un tel raisonnement à la « I must but I cannot, I cannot but I must » où tout est dans l’art de retourner la situation qui fait dilemme, Barbossa devient plus rouge encore (style Rackham), avant de mettre enfin la main dessus.

C’est une téléspectatrice en colère à l’autre bout du fil ! Une Samantha S. – anonymat – qui vient se plaindre « à propos de Jack S. » mais tout le monde a très bien compris de qui il s’agit, la preuve :
- Ah oui, Jack Sparrow ! s’écrit James qui a collé son oreille près de Barbossa pour entendre la conversation, ce qui n’est pas difficile vu que l’animateur a le son digital, celui qu’on entend très bien partout même pour les tiers qui n’ont rien demandé.
A l’autre bout du fil, Samantha a entendu aussi, d’autant plus qu’elle a la télé allumée et qu’elle voit James en train d’écouter.
- CAP’TAIN Jack Sparrow ! répond-elle.
Barbossa se serait bien passé de ce petit incident. Quant à savoir comment Samantha a eu son numéro de portable, c’est un grand mystère. Peut-être à une convention sur la piraterie, qui sait ?
- C’est un scandale, dit Samantha, comment osez-vous enfermer Jack ? C’est de la mutinerie ! Vous l’avez mis tout seul dans un coin sans son équipe ! Ils l’ont pris pour chef ! Vous vouliez être le seul chef ? Vous avez le syndrome Iznogoud ?
- Chère Madame, je peux vous assurer que le Capitaine Sparrow se porte très bien. Il est dans une jolie petite cellule qui reçoit le câble, il n’est même pas obligé de regarder « Fort Barbossa » ! Nous allons aller le chercher dès que nous aurons la dernière clé, alors si vous voulez bien nous laisser continuer… Pendant que nous discutons, nous le laissons encore plus longtemps prisonnier.
- Mais est-ce qu’il y a du rhum, au moins, dans cette cellule ? Mon ép… euh, le Capitaine Sparrow est allergique à l’eau !
- Moi aussi ! s’écrie Gibbs.
- Je vous assure que nous ne l’avons pas mis au pain sec et à l’eau !
Finalement, Samantha veut bien le croire, elle va attendre, mais…
- … mais si jamais mon mar… euh, le Capitaine Sparrow ne participe pas aux épreuves pour trouver le mot secret à la fin du jeu, je vous rappelle !
Voilà qui est dit !

Et si on passait enfin à la cellule 11 pour peut-être gagner la septième et dernière clé ? Barbossa, énervé par l’altercation téléphonique qu’il vient de subir devant tout le monde, désigne Gibbs « pour entrer là-dedans et au pas de course scrogneugneu ! » En haussant les épaules, Gibbs entre donc et se retrouve devant un inventaire à la Prévert, un véritable bric-à-brac, tout ce qu’on peut compter d’objets en tout genre chez un brocanteur. De sa voix agacée, Barbossa lui donne ses consignes de derrière la porte :
- Fouillez-moi tout ça, la clé est quelque part dans le tas !
Simple mais long et fastidieux ! Gibbs soupire bruyamment, cette épreuve n’a aucun intérêt !
- C’est Elizabeth qu’il fallait envoyer si vous voulez qu’on fasse le ménage dans tout ce bazar ! proteste-t-il.
Elizabeth n’a pas entendu parce qu’elle est occupée à pousser de petits cris devant Barbossa. En effet, l’animateur a sorti une pomme toute verte de sa poche et a commencé à la croquer pendant qu’il donnait ses consignes, ce qui faisait « ouich ouich ouich », puis subitement il a demandé à Elizabeth si elle en voulait.
- C’est empoisonné ! a été la réponse, suivie de petits cris.
Encore une qui a trop regardé Blanche-Neige, comme si Barbossa ressemblait à une sorcière ! (comment ça, si ? Bon, de toute façon, Elizabeth n’a RIEN d’une Blanche-Neige, ah non, alors !)

Pendant ce temps, Gibbs se débrouille comme il peut dans la cellule. Il prend tous les objets qu’il trouve - et qui sont divers et variés – pour les entasser plus loin, tout aussi en vrac, pas question de faire du rangement. Le temps passe, le stress monte. C’est bien compréhensible, ne s’agit-il pas peut-être de la dernière clé ? Soudain, il fond en larmes ! Il a trouvé un vieil ours en peluche au fond d’un tonneau.
- Joshameeeeeee !!!!!! Il est làààà !!!!!!!!
Will est stupéfait :
- Mais qu’est-ce qu’il raconte ? C’est lui, Joshamee ! Pourquoi il parle de lui à la troisième personne ?
On pourrait craindre que cette vive émotion empêche Gibbs de ramener la clé, sauf que… la clé est justement attachée à l’une des pattes de l’ourson. Gibbs finit par s’en apercevoir et ressort de la cellule drôlement content avec le nounours dans ses bras !
- Mais, et la clé ? demande Gilette.
- Elle est là, la clé !
- Mais pourquoi le nounours ?
- Parce qu’il ressemble à celui que j’avais quand j’étais petit ! Il s’appelait Joshamee, comme moi ! Bouuuuuuuh !!!!!
Gibbs pleure vraiment très fort tout en gardant un grand sourire sur la figure ce qui est très difficile à faire.
- Bon, vous avez les sept clés ! annonce Barbossa qui a un peu retrouvé sa bonne humeur. Prochaine étape, la prison pour récupérer Jack, puis vous commencez à chercher le mot mystère.

Gibbs sert son nounours contre lui. Avec ses énormes favoris, ça lui donne un air très
amusant. Devant sa télé, Rosetta Norrington, qui n’est absolument pas physionomiste et qui voit des ressemblances où il n’y en a pas et inversement, trouve que Gibbs lui-même ressemble à un nounours ; elle l’imagine jouer dans « Bonne nuit, les petits ».
- Joshameeeeeeee !!!!
Ça y est, Gibbs a une fan ! Rosetta le trouve tellement émouvant avec son petit ours !

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MessageSujet: Re: "Fort Barbossa"   Ven 20 Oct - 19:21

AHLAHLAHLAHLA ! Mon dieu quel suspens Shocked ! Que va t'il leur arriver mes amis !!
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Comtesse Rosetta
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MessageSujet: Re: "Fort Barbossa"   Lun 23 Oct - 11:46

Chapitre 9

La prison ! La prison ! C’est le moment tant attendu, Jack va revenir dans le jeu ! On imagine sans peine la grande impatience de Mme Samantha S. derrière sa télé, et elle n’est pas la seule ! Beaucoup de téléspectatrices ont envoyé des SMS furieux à Davy Jones, mais la pieuvre sur pattes a fait la sourde oreille. Ah, si seulement elles avaient eu elles aussi le numéro personnel de Barbossa ! Le pauvre aurait été inondé d’appels de protestations ! Enfin, ce sera bientôt chose faite, les voici tous devant la prison du Fort. James fait son curieux, il faut dire aussi que les prisons, ça le connaît. Il ne peut pas s’empêcher de passer la tête sous les voûtes sombres pour faire des commentaires. Jack, lui, a l’air à merveille. Il est nonchalamment étendu sur la paille, une télécommande à la main. Barbossa n’a pas menti, la cellule a le câble !
- Bon, ouvrez-lui, moi je vais me chercher un petit rafraîchissement, précise Barbossa.
- Nous allons vous sortir de là, Jack ! s’exclame Will.
- Ah ? Mais il y a « Les Dents de la Mer » !
Gibbs aperçoit un genre d’Homme Coquillage, c’est-à-dire un employé de Davy Jones déguisé en Homme Coquillage pour faire couleur locale, hein !
- Vous êtes le gardien ? Ouvrez, Jack revient avec nous !
Mais le gardien ne se rappelle plus de ce qu’il a fait des clés ! Gibbs a beau lui dire qu’une seule clé, ça suffit, le gardien répète qu’il en a tout un trousseau et qu’elles ont disparu ! Moment d’angoisse, on imagine Mme Samantha S. qui trépigne, prête à rappeler Barbossa. A l’arrière plan, on voit justement Barbossa, très occupé à mettre de la monnaie dans un distributeur de boissons.

Soudain, idée lumineuse de Jack derrière les barreaux :
- Le chien ! Il a un trousseau ! Et si Barbossa avait pris les clés de la prison pour les dispersées partout ?
- Ah non, il a dit que c’était les clés de ma prison ! explique le Commodore.
- Mais dans le tas il doit bien y en avoir qui sont vraiment à Fort Barbossa ! S’il en a pris à une prison, il peut bien en avoir pris aussi à celle-là, savvy ?
Tout le monde s’incline devant la logique de Jack, même que si Mr Spock avait été là il aurait dit « fascinating ! » Jack s’accroupit, passe la main et appelle le toutou :
- Petit, petit, petit, petit !
Mais le toutou sent qu’on en a à son trousseau, et en plus ce n’est même pas sûr que ce soit ses clés à lui qui ouvrent cette fichue porte ! Il grogne, il ne donnera rien !
- J’ai une idée ! s’écrie Will. On va prendre un gros levier et on va faire plier les barreaux ! J’ai vu ça dans un film ! Le gars qui faisait ça était un gringalet pas bien malin, mais il y arrivait, et…
- Mais pourquoi tant de bruit ? s’informe Barbossa, une canette de jus de pomme à la main.
Il s’approche des barreaux, appuie sur un bouton, et la porte s’ouvre automatiquement sous les yeux éberlués de tous.
- Bah quoi, on est moderne ! Vous utilisez encore des clés, Commodore, mais pas nous !
Jack peut enfin sortir et reprendre sa place de chef dans le jeu, étonné quand même d’avoir été délivré par Barbossa en personne, mais voyant que le Commodore est vexé de l’allusion comme quoi sa prison serait démodée, il lui lance :
- Allez, Come’n door !
Pendant ce temps, Barbossa envoie Gilette à la vigie pour la troisième énigme.

Gilette n’est pas trop content de retourner voir le Père Fougasse. Il a bien essayé de dire à Barbossa qu’il y était déjà allé, rien à faire ! Alors Monsieur à sa tour monte, si haut qu’il peut monter, tremblant déjà à l’idée de se faire disputer par le Commodore si jamais il ne trouve pas la solution de l’énigme. Première surprise, le Père Fougasse n’est pas là ! C’est une charmante jeune femme, à la place ! Gilette n’en croit pas ses yeux ! Si Jack n’était pas là (le singe !), il croirait être monté dans une autre tour (sauf qu’il n’y en a qu’une à Fort Barbossa).
- Je suis Tia Dalma et je suis une prêtresse vaudou, explique la jeune femme avec un grand sourire genre « je vais te manger !»
- Enchanté, Madame !
- Le Père Fougasse a eu un petit malaise après s’être cassé une dent en croquant un biscuit trop dur, il a été transporté chez un dentiste.
« Hi hi hi, bien fait ! », se dit Gilette.
Tia est donc chargée de faire lecture de l’énigme, sauf que le Père Fougasse a tout dans la tête, il n’écrit rien ! Comment savoir ce qu’il avait prévu ? Alors elle ressort la première énigme, qu’elle a entendu comme tous les téléspectateurs. Elle sait bien que c’était déjà Gilette, d’ailleurs en le voyant arriver elle s’est dit « Flûte ! » dans sa tête, mais elle a oublié la deuxième, donc pas le choix ! Elle espère que Gilette ne s’en souviendra pas. Peine perdue, à peine a-t-elle fini que le Lieutenant s’écrie tout fier « Fraise ! » Il a bien retenu la leçon, plus jamais il ne décevra le Commodore ! Sa « brillante » déduction lui vaut un petit papier contenant un indice.

Hector Barbossa est justement en train d’expliquer qu’il faut maintenant collecter des indices pour trouver le mot qui ouvrira le coffre. Gilette a le premier, c’est « œuf ».
- Maintenant, place aux épreuves ! Vous n’avez pas beaucoup de temps, je pense que vous ne pourrez en faire que deux, alors réussissez-les pour avoir trois indices, sinon ça va être dur !
- Mais on ne va pas d’abord essayer de gagner du temps supplémentaire en affrontant les Maîtres du Temps à de stupides petits jeux d’atrium ? Genre, planter un clou plus vite qu’eux, etc ? demande James.
- Ah non, navré ! Et puis ne dites pas « les Maîtres du Temps », c’est la terminologie de l’autre émission, ça ! Nous, nous avons des Hommes Coquillages !
- Et ils ne peuvent pas nous faire gagner des minutes en plus ? demande Elizabeth.
- Je suis profondément navré, mais cela ne fait pas partie de leurs fonctions pour les émissions de cette saison. Ce qui veut dire « non ! »

Pour la première épreuve, il faut quelqu’un qui n’a pas peur d’aller sous l’eau !
- Moi, je ne sais pas nager ! dit Elizabeth.
- Moi, quand je vais sous l’eau, je mets toujours les pieds dans des paniers de crabes ! ajoute Will.
C’est Jack qui est désigné.
- Une épreuve ! J’adore les épreuves ! Tournée générale !
Barbossa montre une porte dans un mur.
- De l’autre côté, il y a un très grand bassin. Il va falloir s’immerger et chercher une salle secrète qui, elle, sera à l’abri de l’eau. Dedans, il y a trois coffres. Il faut ouvrir celui qui a le nom d’une île inscrit avec du sable. Attention, au bout d’un certain temps le niveau de l’eau monte et le nom s’efface ! A l’intérieur, il y a un indice !
- C’est facile, il suffit d’ouvrir les trois coffres !
- Hi hi hi, Jack, mais chaque coffre contient un indice, sauf qu’un seul a le bon, les autres sont de faux indices !
Jack n’est pas trop content, mais il ne doute pas d’arriver à temps, il est excellent nageur.

A ce moment-là, coupure pub ! Samantha S. pousse un cri strident, quelle honte de couper ainsi en plein suspens !

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MessageSujet: Re: "Fort Barbossa"   Mar 24 Oct - 21:00

Chapitre 10

Fin de la pub ! Nous retrouvons Fort Barbossa, notre émission préférée, par l’intermédiaire d’un gros plan sur Gibbs et son nounours ! Rosetta Norrington est fan, pour un peu elle oublierait James qui se trouve pourtant juste à côté. Maintenant, passons enfin à l’épreuve ! Jack entre dans le bassin, s’immerge et se met à nager à la recherche de la chambre des coffres. Non, il ne s’apprête pas à cambrioler une banque, il veut simplement trouver un indice ! Jack nage, nage, nage, il est superbe ! Il regrette un peu d’être venu avec un simple cycliste débardeur, s’il avait eu ses habits habituels il aurait pu s’amuser à refiler à tous les monde ses effets pour les lui garder en disant « Tenez ça ! » et ensuite pour réclamer « Mes effets, et mon chapeau ! » Dommage. Il se voyait déjà tout jeter dans les bras de Gilette et du Commodore pour pouvoir leur réclamer après ! Soudain, Jack aperçoit la petite pièce encore au sec ! Il s’y glisse et là il tombe nez à nez avec un homme tout vert et gris avec une étoile de mer collée sur la figure.
- Je suis Bootstrap Turner.
- Turner, comme le gamin ?
- C’est mon fils.
- Non, pas possible ! Vous savez que vous avez une étoile de mer sur la tête ?
- On m’a engagé pour donner un petit air crustacé à l’épreuve.
- Pourquoi vous appelle-t-on Bootstrap « le bottier » ?
- Parce que j’ai tenu le rôle de Fritz le Bottier dans « La Vie parisienne » d’Offenbach.
Là-dessus, Bootstrap se met à chanter :
- « Laaa laaa laaaa ! On peut être fier, on peut être altier, quand on est gantière, quand on est bottier ! »
- Et le gamin, il a des prédispositions pour le chant, lui aussi ?
- Le fer est son champ d’activité.
Jack oublie un peu qu’il est venu pour un coffre. C’est seulement lorsqu’il voit l’eau arriver qu’il s’en souvient. Il a tout juste le temps d’ouvrir le bon pour récupérer l’indice.

Pendant que Jack récupère l’indice, Will, qui ne se doute pas un seul instant que son père est dans les parages, est allé chercher une canette de Coca à un distributeur. Il s’amuse à regarder ce qui est écrit dessus et là il voit « rue Camille Desmoulins » du coup il se met à crier, subitement, comme ça : « A la Bastille, à la prison ! Ouais ! Ouais ! Non, on va plutôt manger les petits pots de La Laitière ! » Tout le monde le regarde bizarrement. Elizabeth est même obligée de lui rappeler qu’ils sont déjà allés chercher Jack. Justement, le voici qui arrive avec le mot « ancre ».
- Voyons, « oeuf » et « ancre »… réfléchit Gilette qui a montré qu’il était très fort pour les énigmes.
- Will, s’écrit Jack, j’ai vu ton père là-dedans !
Stupeur pour Will.
- Oui, je te comprends, il avait une étoile de mer sur la figure. En tout cas, si tu sais chanter, je saurais d’où ça vient !
- Mais… Il est mort depuis huit ans…
Grand cri de Gibbs qui a tout entendu et qui se met à tourner plusieurs fois sur lui-même comme pour conjurer un mauvais sort :
- Un fantôme ! Le Fort est hanté ! Noooooooooon, pas de chapitre 13 !!

Pour que Jack ne prenne pas froid après son passage dans l’eau (il a les cheveux
trempés), Barbossa lui donne un t-shirt à manches longues avec écrit « Vive Fort Barbossa, mon âme pour Davy Jones ». La fine équipe se dirige maintenant vers la deuxième épreuve, la dernière au vu du temps qu’il reste. Pour le moment, entre « œuf » et « ancre », la seule proposition qui se tienne est « oie », une idée de Gilette, mais il faut dire aussi que c’est le seul qui cherche :
- « Oie » parce qu’une oie pond des œufs et parce que pour écrire avec de l’encre on utilise une plume d’oie ! explique-t-il, tout fier.
Ce serait bien joli si c’était « encre » avec un « E », mais c’est « ancre » avec un « A ».
- « Bateau »… euh, « navire » ! propose alors Jack.
Mais Barbossa leur dit d’attendre la deuxième épreuve en espérant un indice.
- Il va falloir entrer dans un labyrinthe où, au bout, vous attend une personne qui…
- C’est la femme nue qui a un indice écrit sur le corps ??? demande James.
Derrière sa télé, Rosetta pousse un « Kiiiiiiiiiii ! »
- Non, Mr Norrington, ce n’est pas la femme nue qui a un indice sur le corps ! C’est Mr Beckett et il est habillé ! Tiens, c’est Jack qui va y aller, il est très en forme depuis qu’on l’a sorti de prison, et il était même déjà en forme avant !

Jack n’est pas trop content de devoir tout faire lui-même ou presque, mais il n’a pas trop le choix non plus. Il entre dans le labyrinthe en se demandant comment ce type va lui faire trouver l’indice. Dans le labyrinthe, il se cogne à plein de squelettes, il fait sombre. Enfin, il entre dans un genre de grand bureau où un homme plus petit que lui attend avec un gilet de brocard.
- C’est toi, Beckett ? On dirait mon ancien patron, celui qui m’a viré du chantier naval !
- En fait, c’est Lord Beckett, maintenant. N’approchez pas vos cheveux trempés de mon bureau en acajou !
- Hey ! Je suis venu pour l’indice, savvy ?
- Mr Meuuuuurceuuuuuur !
Un autre type, qui ressemble à un vieux reptile et qui a une tête à empoisonner Mozart, rapplique. Jack se demande ce qu’il fait là. Mr Mercer vient expliquer que tout est prêt puis il s’en va, c’était juste histoire de montrer sa tête à la télé. Le Lord montre alors à Jack sa magnifique cheminée et en sort plein de lettres d’imprimerie au bout de tisonniers.
- Ce sont des lettres de marque ? se renseigne Jack.
- Oui, il y a écrit « Guttenberg TM » dessus.
Le Lord s’approche d’une immense affiche placardée au mur.
- Je vais mettre des lettres dans tous les sens et il faudra trouver l’indice comme dans un jeu de mots mêlés !
- Mais c’est très facile !
- Vous croyez ?
- Vieux, je suis le Capitaine Jack Sparrow, savvy ?
Le Lord montre avec quelle dextérité il manie le tisonnier. Jack se concentre pour trouver un mot cohérent. Il y a plein de fois la même lettre, ce n’est pas su facile. Enfin, il trouve « navire » ! Avant de partir, le Lord lui fait cadeau d’un « P » Guttenberg TM tout neuf qui n’a encore jamais servi et qui est encore froid parce qu’il était rangé dans une jolie boîte. En échange, Jack lui laisse la canette de Coca-Cola TM de Will qu’il a ramassé avant de venir. Après son départ, le Lord ne peut s’empêcher de murmurer :
- Chacun de nous a laissé a laissé sa marque sur l’autre…

Il est temps de se rendre sur la plage du coffre ! C’est maintenant où jamais qu’il faut
trouver le mot mystère à partir des trois indices. « Œuf », « ancre » et « navire », mais qu’est-ce que c’est ?
- Moi, ça me donne faim, s’exclame Gibbs, ça me rappelle les bons œufs à la coque de maman, en Irlande ! Les bons œufs des poules de chez…
- Mais ouiiiii !!!!!!!!!!!
Tout le monde se tourne vers James.
- Mr Gibbs a trouvé même s’il ne l’a pas fait exprès : le mot, c’est « coque » ! « Œuf à la coque », « coque du navire » et sur le navire il y a une « ancre » à jeter !
Vite, pas le temps de féliciter James, il faut écrire le mot mystère sur la plage du coffre ! Et… si ce n’était pas ça ? Suspens ! La plage est là, le coffre, lui, n’apparaîtra que si le mot est le bon. Chacun des six, sous l’œil de Barbossa, ramasse un gros coquillage pour le disposer sur une sorte de damier géant où les cases sont des lettres. Un coquillage sur le « C », un sur le « O », un sur le « Q », un sur le « U » et un sur le « E ». Le sixième, Jack, se contente de regarder, son coquillage dans les bras. Il s’est aperçut qu’il n’y avait que cinq lettres. Par contre, il n’aurait pas dit ranger le « P » offert par le Lord dans la manche du t-shirt : comme il appuie le coquillage dessus, ça va lui laisser une marque.

Maintenant que toutes les lettres sont placées, Barbossa appuie sur un bouton. C’était bien « coque », le coffre apparaît ! Jack se précipite pour l’ouvrir, mais au lieu du tas de pièces avec le kraken dessus prévues, il trouve une carte avec les coordonnées du coffre ! Cette fois, c’est trop, il en a vraiment marre, alors il s’assoit par terre et Elizabeth fait pareil. James, lui, prend une pelle qu’il a trouvé par terre et demande aux autres de lire les coordonnées, ce que Gilette s’empresse de faire même si, pendant qu’ils plaçaient les coquillages, il n’a pas aimé que James réponde à ses félicitations à propos de l’énigme par un « Et voilà pourquoi je suis Commodore et que vous n’êtes que Lieutenant » digne du Commandant Monsatorio dans « Zorro ». Il est vrai que Gilette et les énigmes, c’est une longue histoire, même si devant le Père Fougasse James n’a pas été trop brillant non plus.

L’emplacement du coffre semble trouver, James se met à creuser. Soudain, le coffre ! Pour le coup, Jack et Elizabeth se lèvent et se placent à côté du Commodore. La caméra se met en plongé pour bien filmer le coffre qui émerge du sable avec les trois visages étonnés au-dessus, c’est très joli, filmé comme ça ! Dedans, il y a tout plein de pièces avec un kraken dessus, c’est la victoire !
- Les Hommes Coquillages ne vont pas nous poursuivre ? demande Elizabeth qui a vu l’autre émission, celle avec les lions.
- Non, pourquoi ? s’étonne Barbossa.
James et Jack prennent chacun le coffre par une poignée et partent en courant avec au cas où. Les autres se mettent aussi à courir de peur que Barbossa le leur reprenne. Pour partager, ça risque d’être dur !

Pintel et Ragetti (habitants du Fort) : « Et si on leur volait le coffre, maintenant qu’on sait où il est ? »

Rosetta Norrington : « Il ne faut pas oublier de récupérer les clés, James, sinon les prisonniers de Fort Charles ne pourront pas sortir de leurs cellules pour être pendus ! »

Samantha S. : « Aye, et yo ho ho, et une bouteille de rhum ! »

Fin.

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